Dimanche 16 décembre 2007
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Toru Takemitsu
Compositeur japonais né le 8 octobre 1930 à Tokyo,
mort le 20 février 1996 à Tokyo
Biographie
Il étudie la composition musicale sous la tutelle de Yasuji Kiyose (1948).
Il se consacre essentiellement à la composition et ses oeuvres obtiennent de nombreux prix.
En 1970, il devient membre honoraire de l'Akademie der Künste DDR.
Il est ensuite nommé conférencier à l'Université de Californie à San Diego (1981),
compositeur résident au Festival d'Art de Californie (1981),
puis au Festival de Musique à Colorado (1983).
Il est élu membre honoraire de l'Académie Américaine
et de l'Institut des Arts et Lettres (1984).
Parmi ses oeuvres, citons Requiem for Strings (1957),
commande du Tokyo Symphony Orchestra ; Wind Horse (1966), pour choeur ;
Winter (1971), pour orchestre ; Arc parts I etIIl (1963-76), 6 pièces pour piano et orchestre ;
ln an Autumn Garden (1973), pour le Gagaku orchestra ;
A way of lone (1981), pour quatuor à cordes ; Orion and Pleiades (1984), pour
violoncelle et orchestre ; I Hear the Water Dreaming (1986), pour flûte et orchestre ;
Tree Line (1988), commande du London Sinfonietta.
De façon récurrente, les pièces de Tôru Takemitsu portent des titres
évoquant des présences naturelles ou des paysages choisis.
C'est que, s'il utilise les techniques de compositions contemporaines - il a
en effet quantitativement peu employé les instruments traditionnels nippons,
et dans des pièces qui ne sont pas toutes majeures -,
il choisit de puiser son inspiration dans sa culture japonaise.
Ce ne sont pas véritablement des oeuvres à programme.
Le paysage n'est pas qu'un prétexte de titre, mais sa figuration est abstraite.
Il s'agirait plutôt d'une description conceptuelle du paysage en tant qu'inspirateur,
en tant qu'atmosphère dont peu se nourrir la réflexion compositionnelle.
Le plus amusant réside sans doute dans ce petit paradoxe : la profusion de petits
motifs n'est pas issue d'un figuralisme quelconque ; il s'agit presque
d'une description précise de détails abstraits, constitutifs non pas du paysage contemplé,
mais de son atmosphère, ou plutôt de l'inspiration qui est issue de celle-ci !
Pourtant, c'est toujours progresser sur un terrain glissant que de tenter
de définir la part du modèle dans de telles réalisations musicales.
Tout cela ne relève que de l'observation auditive.
Takemitsu a rédigé un essai dans lequel il livre sa propre perception de ce phénomène.
Parce qu'il est difficile d'établir la juste nuance entre le refus d'une musique
à programme et la revendication de sources d'inspirations visuelles précises.
Takemitsu en parlant de sa musique donne une définition
De la peinture exactement conforme à mes sentiments.
« La forme de ma musique est le résultat direct et naturel que les sons imposent
d’eux mêmes et que rien ne prédétermine au départ.
Je n’essaie en rien de m’exprimer à travers les sons, mais en agissant sur eux,
l’œuvre jaillit d’elle même. »
Les racines apparentes liées à Debussy, Messiaen et au Jazz
Rendent cette « musique contemporaine »
(vocable qui effraie tout le monde et fait immédiatement penser
à des bruits inaudibles sur lesquels s’égosille une soprano
parcourant toute la tessiture de sa voix au hasard !)
Accessible immédiatement.
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Par philippe charpentier
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Publié dans : LE JAZZ ET PLUS
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